La vie des Guillis

Bilan des vacances : séparation or not séparation ?

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Mes guilis, plus ils grandissent, plus ils se chamaillent : le plus jeune voulant prendre des fois la première place. Je l’imagine penser « Comment faire plus et mieux que mon grand frère ? Hum… »

C’est fou, ces enfants qui veulent grandir vite, trop vite. Mais comment leur donner le temps ? Et en y réfléchissant la société évolue rapidement, les stimulations intellectuelles sont multiples et quand ils rentrent en maternelle, il faudrait déjà qu’ils sachent tenir leur crayon correctement.

Bref, les vacances c’est le moment de donner du temps au temps et pour que l’esprit de compétition fraternel se dissipe quoi de mieux que la séparation. On tente donc l’expérience pour la première fois en envoyant grand guili tout seul chez ses grands parents pendant une semaine.

Petit guili reste au domicile parental et continue ses journées au centre de loisirs. Il devient le « petit bonhomme » de la maison, il est fier ! Il est tellement grand qu’il n’a plus besoin de bisous. Je ne laisse rien paraitre mais… moi j’en ai besoin de ses bisous.

Finalement, les jours passent, l’assurance de mon guili s’évapore petit à petit et il se transforme en être ronchon et chagriné. Dur de dire ce qui ne va pas quand on a 3 ans.

Le jour d’après, il se réveille et me raconte son rêve « Maman, il y avait un petit ours et un ours plus grand, ils sont amis…. » Et soudain, comme un flash, je compris : son grand frère lui manque beaucoup.

La semaine se termine (entre nous, un seul enfant à gérer, c’est presque des vacances en avance). On récupère le grand.

Retrouvailles explosives : un mélange de coup de tête, de bisous et d’embrassade. Puis le quotidien reprend : « maman, il m’a donné un coup de pied ; maman, il a pris mon jouet alors que je jouais avec. etc… etc… »

Je respire, je reste neutre et je me dis que les chamailleries resserrent les liens. La preuve pendant cette séparation, ils étaient en manque l’un de l’autre.